Presse 2021

21 octobre 2021

12 août 2021

22 juillet 2021

22 juillet 2021

19 juillet 2021

Festival Swing In The Wind
Le jazz pourrait se taire dans les rues d’Estavayer
Le comité d’organisation ne remettra l’ouvrage sur le métier pour une 15e édition en 2022 que sans contraintes sanitaires. –

L’actuel comité d’organisation du festival Swing In The Wind, à Estavayer-le-Lac, ne se lancera dans une 15e édition que sans contraintes sanitaires.L’actuel comité d’organisation du festival Swing In The Wind, à Estavayer-le-Lac, ne se lancera dans une 15e édition que sans contraintes sanitaires.
«S’il n’avait fallu en vivre qu’une, ça aurait pu être celle-là!» Président de l’organisation du festival de jazz Swing In The Wind, à Estavayer-le-Lac, Dominique Gutknecht avait le sourire jusqu’aux oreilles, dimanche au moment de dresser le bilan de la 14e édition du rendez-vous. Malgré la pluie de jeudi, le rendez-vous a réussi son pari, en proposant une bulle de musique et de retrouvailles, une parenthèse de «monde d’avant», comme seul le jazz peut en être le (ré)créateur», communique l’organisation, tout en se montrant perplexe quant à l’avenir. «Le comité vieillit et s’essouffle», glisse-t-il.

À l’exception notoire de demander d’assister aux prestations assis, les jauges des différents lieux de concerts permettaient à l’organisation d’accueillir les auditeurs sans avoir à leur demander de montrer patte blanche ou négative. L’organisation n’ayant pas dû faire face à des surprises, le budget de 100’000 francs devrait s’équilibrer. Mais si les masques sont tombés et les sourires revenus, l’avenir du rendez-vous est toutefois en suspens.

«Que si nous constatons sans détour que la pandémie est entièrement surmontée et qu’il ne subsistera plus aucunes restrictions sanitaires.»
Dominique Gutknecht, président du Swing In The Wind

19 juillet 2021

15 juillet 2021

15 juillet 2021

Ecouter voir Moncef Genoud

Après avoir parcouru le monde, le musicien genevois s’est installé en Valais, à flanc de coteau. © Anoush Abrar

Le pianiste fait ce soir l’ouverture de Swing in the Wind, à Estavayer. Visite en son antre alpestre
Thierry Raboud
Jazz » Au-dessus du grand piano est accrochée une sonnaille, offerte par un voisin. Contre un mur, une batterie attend son heure, face à deux aiguilles figées sur l’aube. Ou est-ce un crépuscule? Le temps semble se languir, suspendu au silence, avant que Moncef Genoud ne le déjoue, improvisant des complications d’horloger aux rouages sonores. Il est parmi les plus fins rythmiciens de nos jazzmen. Et c’est ici, après avoir longtemps pendulé, qu’il a définitivement posé pied….

… Ce soir, en ouverture du festival Swing in the Wind d’Estavayer-le-Lac, il jouera avec Cyril Regamey et Tim Verdesca quelques thèmes pop-rock dévisagés mais aussi ces nouvelles pièces, Voyage méditatif et Mercredi réflexion…

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Je 20 h Estavayer-le-Lac
Swing in the Wind   –   Scène du Musée

15 juillet 2021

15 juillet 2021

Estavayer, le Retour du swing
Retour à la normale, ou presque, pour cette 14e édition de Swing in the Wind. ça va jazzer, à Estavayer, dès ce soir et jusqu’à samedi, sur les différentes terrasses mais aussi sur la grande scène des Jardins du Musée. Si les bars et les jams de fin de soirée font les frais de la situation sanitaire, il faut tout de même se réjouir que cette manifestation, accessible sans certificat Covid, soit parvenue à offrir une programmation certes moins internationale mais tout aussi généreuse qu’à l’accoutumée, avec une trentaine de concerts et spectacles sur les trois jours.

Après l’ouverture des festivités par Moncef Genoud, on y entendra notamment la voix funky de l’Américaine Robyn Bennett, la guitare ébouriffante de Nicolas Meier aux côtés du piano de Max Jendly, la salsa urbaine de Nolosé ou la batterie de Fred Bintner, tandis que The Jazz Messengers Legacy proposeront en clôture un hommage au légendaire Art Blakey. Enfin, marching bands, combos groovy et swing vocal achèveront de faire résonner les rues de la cité. TR

Lundi 12 juillet 2021  –  La Cafète du 10-15 de Greg

08 juillet 2021

L’écho des pavanes, 22.06.2021, 19h05
« Swing in the Wind » jazze à Estavayer-le-Lac

Il y a les gros et les petits festivals. De jazz par exemple. Proche de la rive sud du lac de Neuchâtel, Estavayer-le-Lac (enclave fribourgeoise entourée de Vaudois et de Neuchâtelois) accueillera son festival de jazz « Swing in the Wind » les 15, 16 et 17 juillet 2021. Une affiche variée, des lieux de concerts dans les jardins et sur les terrasses d’une petite ville médiévale très accueillante, disons-le. Tout le monde se salue, c’est comme à Cully, on a travaillé ensemble par ailleurs, donc on se dit « tu ». Le passionné programmateur Dominique Gutknecht, trompettiste aussi, signe son quatorzième festival en traversant les contradictions virusiennes avec le sourire de celui qui a franchi cette singulière montagne qu’est l’isolement sanitaire. Histoire que la musique gagne toujours, tiens! Ivor Malherbe l’a rencontré pour « L’écho des pavanes ».

L’interview

13 juin 2021

06 juin 2021

04 juin 2021

Festival d’été
Rescapé, le Swing fera danser Estavayer en juillet.

Une scène centrale, une autre payante et une trentaine de concerts sont prévus du 15 au 17 juillet en vieille ville.

03 juin 2021

02 juin 2021

26 mai 2021

04 mars 2021

03 mars 2021

COMMUNIQUE DE PRESSE 01.03.2021

Swing in the Wind a le plaisir de vous informer sur l’édition 2021 du festival de jazz staviacois.

SWING IN THE WIND SE REMET AUX FOURNEAUX

Comme chaque année depuis maintenant 13 ans, le centre-ville d’Estavayer-le-Lac devrait voir son cortège de Jazz, Blues et Soul débarquer entre ses vénérables bâtisses. La déferlante swing pourrait bien repartir à l’assaut des ruelles et des jolies places fraîchement rénovées, ou encore se glisser à l’ombre de jardins discrets. Durant 3 jours, et nous l’espérons ardemment, la ville et la musique se retrouveront comme de vieux amis qui, pour rien au monde, ne manqueraient leur rendez-vous annuel.

UNE QUATORZIEME EDITION ?
ET SI L’ON Y CROYAIT ENSEMBLE !

Certes, la situation actuelle doit nous dicter une certaine prudence face à l’évolution de la crise sanitaire que nous traversons. Pourtant, la mise à disposition d’un vaccin ainsi que quelques signes de faiblesse des virus qui nous entourent nous laissent entrevoir un peu de lumière pour l’été prochain. Quoi qu’il en soit, de notre côté, nous sommes à l’œuvre afin d’être prêts au moment où les mesures de restriction se détendront. Comme l’année dernière, nous travaillons actuellement sur une organisation complète, avec une mise en place d’infrastructures en prévision d’un festival qui se déroulera normalement sur 3 jours. La programmation reprendra une grande partie des artistes avec lesquels nous avons été en contact l’année dernière, orientée essentiellement Suisse et régionale. Nous avons la chance de pouvoir collaborer avec des artistes qui comprennent la situation et toutes les tractations restent aujourd’hui au conditionnel. Le concept général du festival et la flexibilité de notre organisation nous autorisent à fixer une date butoir au 31 mai 2021 pour prendre une décision définitive. Le 1er juin, selon les directives ou restrictions toujours en vigueur, nous déciderons d’un éventuel format allégé ou d’une annulation qui nous serait imposée. Nous restons cependant optimistes et c’est avec enthousiasme que nous continuons à travailler afin de pouvoir offrir à un public impatient, de belles émotions, des découvertes et des surprises musicales qui sauront satisfaire les mélomanes.

RENDEZ-VOUS LES 15, 16 ET 17 JUILLET 2021

Pour toute info complémentaire, vous pouvez contacter Dominique Gutknecht 079 449 13 78  dom@swingin.ch 

L’article en entier

14 juillet 2021

Ecouter voir Moncef Genoud

Après avoir parcouru le monde, le musicien genevois s’est installé en Valais, à flanc de coteau. © Anoush Abrar

Le pianiste fait ce soir l’ouverture de Swing in the Wind, à Estavayer. Visite en son antre alpestre
Thierry Raboud
Jazz » Au-dessus du grand piano est accrochée une sonnaille, offerte par un voisin. Contre un mur, une batterie attend son heure, face à deux aiguilles figées sur l’aube. Ou est-ce un crépuscule? Le temps semble se languir, suspendu au silence, avant que Moncef Genoud ne le déjoue, improvisant des complications d’horloger aux rouages sonores. Il est parmi les plus fins rythmiciens de nos jazzmen. Et c’est ici, après avoir longtemps pendulé, qu’il a définitivement posé pied.

La première fois que je suis entré ici, j’ai tout de suite aimé l’acoustique»
Moncef Genoud

A Chermignon, trois coups de heurtoir sur une porte. Il tutoie (on ne sait si c’est le jazz ou le Valais), vous accueille dans un écrin de pierre et de bois qui tient du raccard et de la chapelle. «J’ai acheté cette maison il y a quinze ans. La première fois que je suis entré ici, j’ai tout de suite aimé l’acoustique, la vibration particulière de ce lieu.» Un tronc d’arbre soutient le faîte, tout là-haut. On se croirait dans une réduction du mythique chalet-cathédrale de Rudy Van Gelder, d’où est sorti le son Blue Note. Des câbles de partout serpentent vers la cave aménagée en régie. C’est un salon et un studio; quand passent les copains, ils enregistrent ces morceaux de lyrisme déboîté dont le pianiste a fait sa dizaine de disques éloquents.

Rythme intérieur

Le reste de son refuge est tout de guingois, de demi-étages, de seuils piégeux et d’escaliers à claire-voie. On s’en étonne, il se marre. Le musicien a beau être non-voyant, ses pantoufles connaissent parfaitement cette topographie domestique. D’autant qu’il a cessé, depuis peu, ses dépaysements permanents. «Avant, j’allais à New York pour le week-end, à Tokyo pour la semaine… J’ai vu le monde mais je n’en ai plus tellement envie, et la crise n’a pas aidé. Depuis que j’ai cette maison, ça m’a rendu un peu plus calme, plus proche de la nature aussi.»

Alors il a appris les sentiers pour se promener seul à flanc de coteau, s’est mis à la méditation. Il aime encore jouer «des trucs qui brassent un peu», rassure-t-il. On n’en doute pas, à réécouter le Sept Quatre qu’il enregistrait dans son Concert à Valère. Mais son rythme intérieur, lui, semble désormais s’écrire en valeurs longues. Ce soir, en ouverture du festival Swing in the Wind d’Estavayer-le-Lac, il jouera avec Cyril Regamey et Tim Verdesca quelques thèmes pop-rock dévisagés mais aussi ces nouvelles pièces, Voyage méditatif et Mercredi réflexion.

Introspections néanmoins aventureuses, teintées de couleurs orientales. Comme si, après avoir prolongé la folle épopée des musiques noires américaines, il lui fallait revenir aux origines. A cette Tunisie où il est né, et qu’il a quittée à l’âge de deux ans pour se faire soigner en Suisse. Les yeux sont restés clos, pas les oreilles. «C’est à l’Institut pour aveugles de Lausanne que j’ai commencé les cours de piano. Je n’ai pas tout de suite été accro, mais la prof a vu que j’avais de la facilité.»

Son père adoptif, grand amateur de vieux blues, contacte alors le pianiste Achille Scotti, aveugle également, qui sera son premier mentor. «Il m’a montré les partitions en braille, mais il faut déchiffrer une main après l’autre, c’est extrêmement laborieux. J’ai vite vu que d’oreille, ça allait beaucoup plus vite!» Lorsque sa mère décède, l’adolescent tente de surmonter son chagrin en se réfugiant dans la musique. Il n’en sortira plus.

Pour gagner sa croûte, il se fait alors pianiste de bar, puis accordeur, enfin enseignant au collège à Genève, tout en creusant son sillon jazz avec une souveraine ténacité. Les portes ne s’ouvrent qu’à ceux qui les poussent. Alors un jour, il débarque à Paris chez la légende Martial Solal, qui lui donne cours pendant une heure. «Il m’a joué un standard et m’a montré comment passer le thème d’une main à l’autre, modifier la tonalité, le rythme. Il m’a incité à sortir de ma zone de confort, à oser prendre des risques. Je n’ai jamais oublié.»

Quelques années plus tard, alors qu’il est à New York pour les vacances, le Genevois passe un coup de fil au syndicat des musiciens américains et demande, avec une splendide candeur, le numéro de Michael Brecker… qu’il obtient sans problème. «Je l’ai appelé pour lui dire que je l’admirais et que je voulais absolument faire un disque avec lui. Il m’a juste répondu: OK, send me a tape.» Le saxophoniste, alors star mondiale, se montre intéressé par cette musique very serious mais lui recommande plutôt son copain Bob Berg. La rencontre finira par se faire, avec le disque Aqua en 2005. Et les portes s’ouvriront plus grand encore, sur cette Amérique que le pianiste arpente alors de club en club.

De fuseaux en ruisseaux

Ainsi, son nom s’est inscrit dans les grandes annales du jazz. Jusqu’à se retrouver en croisière avec Herbie Hancock, Marcus Miller, John Scofield; jusqu’à se retrouver à l’affiche d’un film avec Youssou N’Dour. Mais à l’aube de la soixantaine, les fuseaux ne se franchissent plus comme des ruisseaux. Alors le musicien préfère longer les bisses depuis son gîte élevé, remonter à la source, retourner en Tunisie et faire de ses rencontres un documentaire où il parlerait de sa vie. De sa façon de défier le temps. De voir les choses.

Ce verbe, il l’utilise, on croirait qu’il l’aime bien. «C’est clair que mon handicap m’a permis de retenir plus facilement les grilles, les mélodies, de mieux comprendre les rythmes, de voir la musique différemment.» Il faut l’écouter voir, Moncef Genoud.

Je 20 h Estavayer-le-Lac
Swing in the Wind  –  Scène du Musée.